Plumes et Goudron #2 – soirée de tentatives

1 soirée / 5 propositions / 3 parcours


Tout public dès 12 ans
PRIX LIBRE

PLUMES ET GOUDRON c’est une invitation lancée à des artistes pour inventer, partager leurs obsessions et ouvrir les perspectives. C’est un rendez-vous de formats courts unique où tous les coups sont permis, ou presque… Des tentatives où vont se télescoper le double et l’altérité STEREO (Agence primate), les danses et chants d’usage des jours passés aux champs CHAMP CONSTANT (Céline Cartillier), 10 ans d’une adolescence entre rêves et désillusions J’AI ECRIT UNE CHANSON POUR MCGYVER (Enora Boëlle – Le joli collectif), des échanges et situations ubuesques au travail 124PER19, R2-89, I36, ETC. (Grégory Delauré), des remous et interrogations sur les tragédies d’aujourd’hui LE TISSU D’ANTIGONE (Marine Bachelot Nguyen – Lumière d’août).


 

STÉRÉO

AGENCE PRIMATE
Textes et mise en scène : Benoit Lemennais
Avec Mélanie Thorel, Virgil Guguen, Benoit Lemennais et Dimitri Blin

STEREO propose trois récits simultanés sur la question du double et de l’altérité, où se télescopent l’imaginaire/l’intime/la science/la philosophie/le cinéma/la télévision/l’internet. Pour vivre les différentes versions, le spectateur est invité à renouveler l’expérience au cours de la soirée ou à engager la conversation avec d’autres participants.

 

CHAMP CONSTANT

Céline Cartillier
Conception et chorégraphie – Céline Cartillier
Avec Johann Nöhles, Céline Cartillier (distribution en cours).
Collaboration à la conception sonore – Myriam Pruvot
Conseils dramaturgique – Antoine Cegarra, Céline Champinot,Myriam Pruvot
Création lumière – Florian Leduc

Champ constant est une pièce chorégraphique sur les lois, les usages, les gestes et les croyances qui ordonnancent le travail agricole.

A l’origine de ce projet, Céline Cartillier se pose ces questions : persiste-t-il aujourd’hui des mythologies, des croyances et des récits relatifs à la terre et à sa culture ? La connaissance empirique est-elle encore active dans les savoir-faire et techniques agricoles actuelles ? Comment les agriculteurs se rapportent-ils à la terre qu’ils cultivent ?

Dans Champ constant, l’écriture chorégraphique prend appui sur un socle documentaire : qu’est-ce qu’écrire des formes scéniques depuis une sélection de documents et d’après des rencontres et entretiens menés auprès d’agriculteurs ? Céline Cartillier choisit de déployer des « danses et chants d’usage », ces formules gestuelles et vocales qui accompagnent, entraînent, participent, règlent des pratiques ou des labeurs, ces formules qui ont des propriétés et des fonctions opératoires et performatives. Elle explore également les moyens déployés par les agriculteurs pour marquer l’espace et scander le temps du travail. La formule vocale de l’appel, de la clameur – ou chant de plein air – est un des outils invocatoires de Champ constant pour convertir l’espace du théâtre, y écrire des figures et des gestes du travail et des jours aux champs.

 

J’AI ECRIT UNE CHANSON POUR MC GYVER

Enora Boëlle

De mon amour inconditionnel de Mac Gyver (le héros multi-fonction au couteau suisse multi-lames de la télévision des années 80-90’), au concert d’NTM en passant par la découverte du théâtre comme un espace de liberté, je retrace dix ans de ce que je définis être mon adolescence avec ses angoisses, ses rêves et ses premières désillusions.

Avec un peu de tendresse et d’autodérision, il s’agit d’amener sur la scène ce monde intérieur si loin de la réalité. Seule en scène, dans un espace nu, je vais activer les souvenirs, corps et parole mêlés pour essayer de comprendre quelles traces de notre adolescence subsistent dans notre vie d’adulte.

 

124PER19, R2-89, I36, etc.

Grégory Delauré
Avec Charle Bénéat et Grégory Delauré

Première collaboration et première sur scène, cette tentative fait suite à une résidence de recherches aux archives municipales de Rennes.

Deux personnes sont sur leur lieu de travail, une vision plutôt très approximative d’un milieu de conservation type archives.

Chacun dans leur rôle, l’un envoie des demandes l’autre les reçoit et tente d’y répondre au mieux.

L’un est immobile, l’autre s’agite. L’un s’ennuie, l’autre se démène. L’un divague, l’autre se perd. L’un regarde, l’autre parle.

L’un et l’autre donnent à voir et à écouter des documents de tous types qui dialoguent, qui se superposent ou qui ne sont pas du tout en cohérence.

Quoiqu’il en soit, ces collisions feront naître à ces documents de nouvelles perspectives et interprétations.

Venant du milieu de la musique et du dessin pour Charles Bénéat et des arts plastiques pour Grégory Delauré, leur pratique sera leur seul mode d’expression réduit avec les moyens qu’ils trouveront dans les méandres du web et des cartons.

 

LE TISSU D’ANTIGONE

Marine Bachelot Nguyen

Dans la France post-attentats, dans la cour d’un lycée, une élève fait un geste interdit, qui provoque remous et interrogations dans la communauté scolaire… Inspirée d’Antigone, cette fiction tente de questionner des tragédies et drames d’aujourd’hui.
Marine Bachelot Nguyen, autrice et metteuse en scène (collectif Lumière d’août), lira des extraits de son texte théâtral en cours d’écriture.

Informations pratiques



Médias

ViSTEREOcBenoît LemennaisVisuel_MBNcMarine BachelotNguyenvisuelScan-161017-0001 - copie

Maxime_©ElsaLaurent-2016