houphouphoup ou pouhpouhpouh ?

marion delabouglise
— goûter la consoude

tout public / durée : 1h50 – pause 1h – 1h30

« Conférence artistique et écoféministe
où il sera question
de huppe fasciée,
du mot salope,
du lait de mes seins
et de ma limite
ou comment une erreur scientifique au XVIIème a fait de moi qui je suis
(et pourquoi je suis devant vous ce soir) »
La huppe fasciée est un oiseau passionnant qui migre à l’automne du continent européen au continent africain.
Véritable animal protecteur dans certaines régions il est considéré comme sale et honteux en France. Question de point de vue ? Changement de perception ?
Marion Delabouglise déplace les limites et mène cette enquête depuis son expérience de femme et de mère.

 


Informations pratiques



Générique

Concept, jeu, mise en scène : Marion Delabouglise

Production : Cie Goûter la Consoude
Coproduction : Festival Première Féministe / La Demeurée – Caen, Cie OCUS / Saint Germain sur Ille, Théâtre de Poche, scène de territoire pour le théâtre – Bretagne romantique et Val d’Ille-Aubigné.

Bio

Formée aux arts dramatiques aux Conservatoires d’Amiens et de Rouen, aux arts du spectacle à l’université d’Amiens, et à la conception de projets culturels à Rouen, Marion Delabouglise partage sa formation professionnelle avec plusieurs compagnies (Outils Compagnie, Piccola Familia, Le Chat Foin, compagnie les nuits vertes, compagnie raz’bitumes, les concierges…). Elle travaille avec ses partenaires de jeu le théâtre de rue, mais aussi des projets de territoire, ou en lien avec des publics particuliers.
Après 8 ans de pratique du spectacle vivant en Normandie, une grossesse surprise et des violences conjugales lui font marquer un break.
Après un travail de résilience, elle choisit de revenir à son art et reprend confiance dans les possibilités de dire, d’entendre et de partager.
En décembre 2013, Marion Delabouglise crée L’effet rouge à lèvres, conférence-spectacle à deux voix sur les normes de genre véhiculées par la publicité.
Alors qu’elle mène ce travail avec des collégien·nes, le mot « salope » revient très régulièrement pour qualifier les femmes présentées dans les publicités. Ensemble, élèves et artistes cherchent alors à définir plus précisément ce terme qui ne s’adresse qu’à la gente féminine.
Sa recherche porte sur le plaisir, le droit au plaisir et l’accès à celui-ci. Elle se lance alors dans l’observation de cette insulte si spécifique : tracer son histoire sur elle d’abord, puis ses liens dans l’Histoire, celle des femmes, celle qui n’est pas racontée à l’école. De la sorcière à la salope…
Elle remonte à la fin du Moyen-Âge, au tournant vers une société qui devient capitaliste, s’appuyant sur l’esclavage et l’appropriation du corps des femmes, et notamment de leur utérus.
En parallèle de ses créations, Marion Delabouglise propose des ateliers théâtre « s’exprimer autrement » en lien avec les parentalités et les prises de conscience des systèmes de domination, en vue d’une libération.