quitter la terre

Joël maillard
— snaut

sauve-qui-peut cosmique
à partir de 12 ans / durée : 1h20

Qui n’a jamais imaginé, dans un scénario d’anticipation, que l’espèce humaine puisse disparaître…
ou migrer ailleurs dans l’Univers ?

Sur scène, deux personnages exhument d’un carton un projet étrange prévoyant la survie dans le cosmos de quelques poignées d’individus, alors que l’humanité, rendue stérile, s’éteint sur notre planète en total désastre écologique.

Ces nouveaux humains extraterrestres en conserves spatiales devront se réinventer et réapprendre à cohabiter dans (et avec) un système fini, limité.

Science-fiction du dimanche après-midi, à la temporalité floue, où se cotoient absurde et utopie, Quitter la Terre est néanmoins ancré dans cette sérieuse inquiétude que représentent les défis écologiques, économiques et démographiques contemporains.

 

avec le soutien de l’Onda, Office national de diffusion artistique

Informations pratiques



Générique

Texte et mise en scène : Joël Maillard
Conception et jeu : Joëlle Fontannaz et Joël Maillard
Avis sur tout : Tiphanie Bovay-Klameth
Lumière : Dominique Dardant
Maquettes et dessins : Christian Bovey
Musique, instrument et mode d’emploi : Louis Jucker
Synthèse 12-bits : Skander Mensi (arc-en-ciel électronique)
Son : Jérémie Conne Création vidéo : Daniel Cousido
Outil vidéo : Michaël Egger
Conseils costumes : Tania d’Ambrogio
Construction : Yves Besson

Photographies : Alexandre Morel et Jeanne Quattropani
Production : Jeanne Quattropani
Diffusion : Delphine Prouteau – Infilignes

Coproduction : Arsenic, Centre d’art scénique contemporain – Lausanne / Fédération d’Associations de Théâtre Populaire (FATP)
Soutiens : Ville de Lausanne / Canton de Vaud / Loterie Romande / Corodis / Pour-cent culturel Migros / Pro Helvetia, fondation Suisse pour la culture / Fondation Ernst Göhner / Fondation Suisse des Artistes Interprètes / Fondation Jan Michalski / Fonds d’encouragement à l’emploi des intermittents genevois (FEEIG)
Remerciements : Tamara Bacci, Lucien Bridel, Filippo Filliger, Maude Lançon, Lucille et Sandra Romanelli, Victor Lenoble, Antoinette Rychner, Valerio Scamuffa, Dorothée Thébert Filliger

Bio

Joël Maillard

Texte, mise en scène, conception, jeu
Né en 1978. Vit toujours. Pratique d’abord le théâtre dans la troupe d’amateurs du village de Domdidier, dans la Broye fribourgeoise. Se destine à une carrière de boulanger-pâtissier, métier qu’il apprend et pratique quelque temps, avant de  changer d’idée. Diplômé de la section d’art dramatique du Conservatoire de Lausanne en 2004. Participe au parcours de la Compagnie Éponyme (2006-09), comme auteur et acteur.
Désireux de mettre en scène ses textes, fonde la compagnie SNAUT en 2010.

SNAUT

La compagnie, active dès 2012, s’appelle SNAUT en souvenir d’un personnage de roman, Solaris, de Stanislas Lem. Dans une station orbitale (déjà), le physicien Snaut fait face, comme il peut, à l’inconcevable.

Placer le spectateur dans la pièce plutôt que face à la pièce a été ma principale obsession durant 4 ans.
J’ai cherché dans mes 3 premiers travaux (Rien voir, Ne plus rien dire, Pas grand-chose plutôt que rien) des situations d’immersion du spectateur dans des dispositifs scéniques.

Quitter la Terre m’a ouvert à une nouvelle démarche, plus conventionnelle dans sa forme (le rapport scène-salle frontal), mais aussi, il faut bien le dire, plus simple à diffuser.

La disparition (de l’individu, de l’humanité, de l’envie d’appartenir à l’humanité) est très présente dans les travaux de SNAUT, mais qui sait, peut-être que ça va passer.

En tant qu’individu, je me sens mal adapté au contexte historique actuel, dominé par l’idéologie de la réussite et de l’accumulation de richesses. C’est ce malaise, guère original, qui me pousse à écrire.

Je cherche à mettre en jeu des subjectivités (la mienne, celle de mes personnages, qui parfois se confondent) et l’Histoire présente. Enfin, ce que j’en sais…
Mon écriture est, en quelque sorte, une écriture de bistrot. Je suis toujours dépassé par les sujets traités, n’étant spécialiste de rien.

Par ailleurs, j’essaie de me rendre intéressant en abordant naïvement des domaines que je maîtrise peu, voire pas du tout (le montage sonore, la photographie, la vidéo, la peinture à l’huile, la participation du public, et ici la science-fiction).

J’aime me dire que je professionnalise mon dilettantisme.

Enfin, le point le plus important, le plus difficile à mettre en oeuvre, et le plus constant de ma démarche, c’est l’humour. Je fais des spectacles « avec blagues ».
Car je crois au pouvoir libérateur du rire.
Ou, du moins, à son absolue nécessité.